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Décrite rapidement par Caycédo, elle fut pendant longtemps, sinon passée sous silence, du moins régulièrement négligée. Elle ne peut être utilisée que par des thérapeutes rompus à l’analyse classique, psychanalyse ou psychologie des profondeurs (JP.Hubert).

La sophroanalyse a fait l’objet de constants développements théoriques et cliniques. Elle s’appuie en partie sur les bases théoriques freudienne, jungienne et lacanienne et fait appel aux techniques du cycle supérieur du trainnig autogène et du « rêve éveillé » pour aboutir, dans les années 1990 à une sophroanalyse intégrative à visée phénoméno-structurale. On parle de plus en plus d’inconscient phénoménologique (A.Ameur) : le phénomène et sa transcendance, postulat de départ de la sophrologie, permet d’éviter les écueils de la juxtaposition et du dogmatisme : « les structures phroniques de la conscience possèdent, à « l’état latent » et « sous-jacent », toutes les possibilités de l’être humain d’une évolution et d’une transformation. Les mécanismes de la conscience d’immanence et de rétromanence produisent l’intégration dynamique de l’être » (Alfonso Caycédo).
La sophroanalyse, à l’heure actuelle et dans ce début de 21° siècle, prend de plus en plus une orientation à visée paradigmatique. L’évolution personnelle se fait par les matériaux du système de référence et les expériences de la conscience enrichissent et fécondent celui-ci vers une intégration dynamique continuellement en devenir.
La méthode consiste à effectuer un cursus analytique, thérapeutique ou didactique, en bénéficiant de l’état sophronique. S’éloignant de la stricte position de neutralité bienveillante de l’analyste et tout particulièrement de l’école freudienne et lacanienne, le sophro-analyste se permettra d’insérer une méthode de sophronisation de base dans la cure analytique. La sophro-analyse peut être aussi utilisée comme évolution des techniques telles que sophro-onirie, sophro-anamnèse ou sophromnésie.

Concrètement, l’analysant est conduit à l’état sophronique par la technique de sophronisation de base ou par le cycle inférieur du training autogène de Schultz. Selon la demande, les préoccupations et la structuration du système de référence du sujet, quatre moyens techniques peuvent être utilisés :

1- Laisser exprimer le patient, confortablement installé sur le divan en prenant la place de l’analyste, c'est-à-dire derrière le divan. Le patient s’exprimera ou ne s’exprimera pas dans la séance. Le sophroanalyste ne se départira pas de la neutralité bienveillante. Dès le retour à l’état sophronique, on laisse la libre expression au patient (JP.Hubert).

2- La deuxième voie appartient à l’école de Jung, elle consiste à retrouver un rêve que l’analysant a déjà fait et d’en analyser les symboles (R.Abrezol).

3- On peut aussi approfondir un rêve en état sophronique (le faire poursuivre) et en analyser systématiquement tous les symboles qui se présentent. Ce troisième moyen est partagé entre un système de rêve éveillé dirigé (RED) et s’apparente pour une large part au training autogène (cycle supérieur).

4- Une autre voie proche du cycle supérieur du training autogène de Schultz peut être utilisée. L’analysant est invité, en état sophronique, à laisser venir une couleur, puis un objet et de laisser venir spontanément les images mentales pendant tout le temps de la séance, puis à lui faire rechercher l’explication à la reprise. Les images mentales ayant émergé en état sophronique peuvent être utilisées dans les séances suivantes pour en approfondir le sens.

La sophroanalyse nécessite une formation spécialisée de l’analyste, il doit parfaitement connaître ses disponibilités et ses responsabilités. L’interprétation des symboles peut paraître discutable. Car ce qui semble inapplicable à un analyste freudien pourra apparaître souhaitable à un analyste de l’école jungienne ou lacanienne, phénoméno-structurale ou existentielle.
Il est prudent de préciser, ici, comme le dit le Dr Bernard Auriol, psychiatre-psychanalyste : « sera compétent, celui qui aura vécu une thérapie personnelle suffisamment prolongée et profonde (de type analytique orthodoxe ou non), une expérience de relaxation suffisamment profonde et prolongée (par le T.A. ou une autre technique) et une expérience de l'imagerie mentale personnelle approfondie. Ces conditions sont nécessaires et suffisantes pour permettre à quelqu'un - ayant naturellement un minimum de connaissances théoriques (dont les diplômes universitaires ne sont une garantie ni nécessaire ni suffisante) - d'utiliser le deuxième cycle du T.A. et les techniques apparentées.

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